lundi 26 octobre 2009
Mon p'tit vélo
Je délaisse mon blog, je le regrette bien. Le travail à l'ordi me prend un temps fou, et quand j'en sors, je suis comme une poule qu'on découve et je n'ai plus envie d'y passer mes loisirs. Je ne rends même plus visite à mon blogueur préféré.
Pourtant, j'ai un chouette truc à raconter, j'ai résolu (enfin, je crois) mon dilemne des petits trajets. J'en avais assez d'utiliser la voiture pour poster un recommandé, randonner au village d'à côté...
J'ai investi dans un vélo à assistance électrique. C'est génial : pas besoin de pédaler plus fort dans les côtes que sur le plat. Dans ce pays de collines, je n'avais jamais imaginé aller en vélo. Maintenant, je me rattrape. Toute la famille l'utilise.
A suivre...
vendredi 27 mars 2009
Nous resterons sur terre
La Semaine Verte locale est l'occasion de voir ce genre de documentaires au cinéma. J'en suis friande, même s'il faut reconnaître qu'ils se ressemblent tous ! Ils ont le mérite d'exister et de toucher, j'espère, chacun son type de public. Il me semble que le problème de l'environnement est évident, et je suis toujours effrayée de voir l'ignorance ou la mauvaise foi de mes semblables. Si ce genre de film peut faire bouger quelque chose, en haut ou en bas du système...
Nous resterons sur terre se distingue par le choix de 4 grandes pointures (dont E. Morin et Gorbatchev), qui évoquent la réification de la nature et l'illusion que nous la maîtrisons, l'industrialisation de nos vies, la rupture de notre civilisation avec son environnement. Très peu de baratin, beaucoup de belles images en musique, et des images accélérées, inattendues, qui mettent le propos en valeur.
La semaine Verte, c'était aussi hier soir l'occasion de découvrir un auteur du Chêne, arbre roi de Gascogne, un superbe livre extrêmement documenté, qui raconte tout sur le Chêne dans la région. En plein mileu de son envolée, l'auteur avait captivé son auditoire, quand les organisateurs ont tout gâché en annonçant qu'il était l'heure de dîner. Il n'aurait qu'à poursuivre en soirée, après le film, pendant le débat... Couink ! je ne sais pas la suite, je n'y suis pas retournée.
Je suis très curieuse de découvrir ce livre, parce que le chêne, comme les autres arbres, me semble plutôt mal aimé dans la région. Si roi il ya, c'est un Louis XVI...
mercredi 25 mars 2009
Aimez-vous les fraises ?
Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Lire la suite...
Il s'agit d'un article de C-M. Vadrot du 27 avril 2008.
vendredi 20 mars 2009
Kilométrage illimité
L'an passé, j'avais commencé le compte des km que je faisais en voiture. J'essayais de séparer les km que je faisais pour le compte familial, mon compte propre ou celui des enfants. Trop compliqué, j'ai tout laissé tomber. Je sais seulement que je fais actuellement beaucoup plus de km que l'an passé, bien que je sois toujours aussi attentive à en faire le moins possible.
Pour quelles raisons ? En grande partie parce qu'une de mes filles est maintenant interne à 55 km d'ici. Elle prend le car (reste 1h de transport) à 35 km d'ici. C'est ça ou le train+car par Toulouse, départ à 25 km d'ici, 3h de trajet, quand tout va bien ! C'est sur cette ligne que les cars sont supprimés quand les rails sont en travaux (!) et il y a très souvent des travaux, pannes, etc... Bref, les parents font le taxi et ça chiffre vite en km.
J'ai une autre fille ! Elle sera interne l'an prochain elle aussi, mais elle a choisi un lycée facile d'accès, ouf !
Les autres km supplémentaires sont nettement moins nombreux, mais tout aussi incompressibles.
La vie à la campagne, ce n'est pas un choix écolo !
Les transports en commun sont réservés aux grandes densités de population. Le problème, c'est que les villes se diluent de plus en plus dans les campagnes, sans atteindre le seuil critique de densité qui pourrait déclencher l'ouverture de lignes régulières. Alors, chacun se débrouille avec sa bagnole. Le plus bête, c'est que beaucoup des nouveaux habitants des campagnes auraient préféré habiter en ville ou pas loin si le prix des logements n'avait pas été prohibitif.
dimanche 18 janvier 2009
Blague à part
Mon premier est comme une pie.
Mon deuxième est une pie.
Mon troisième est noir ou blanc.
Mon tout est un dessert.
Pour voir la réponse, sélectionner la ligne : Bavarois au chocolat
Que cette blague soit lue ou non, elle ne vaut pas grand chose.
Pourtant, le fait qu'elle soit à cet endroit lui permet d'être lue aux quatre coins du monde (façon courante de parler, car en fait seule une petite partie de la population mondiale y a accès matériellement, et encore moins linguistiquement).
Cela a nécessité une technologie extraordinairement complexe : informatique et électronique, conception des ordinateurs et des réseaux, fabrication du matériel en Asie à partir de matières premières extraites ailleurs et de matériaux de synthèse sophistiqués, câbles sous les océans, éventuellement fusées et satellites, sans parler de la fabrication de l'électricité dans la centrale atomique de Golfech qui m'alimente présentement, de son acheminement, et j'en passe...
En me levant ce matin, il m'a pris l'envie de poster cette blague et je l'ai fait. C'est un luxe invraisemblable de pouvoir le faire et ça me met de bonne humeur.
samedi 3 mai 2008
Mes états d'âme écolos
La suite de mes états d'âme écolos est ici.
jeudi 27 mars 2008
Kokopelli
Emission "Terre à terre" samedi matin (lien valable un mois). Un responsable de Kokopelli explique le problème des semences en France.
Kokopelli est une association qui oeuvre pour la biodiversité des semences. Elle propose un catalogue offrant entre autres des semences dites du domaine public. C'est son drame, car c'est interdit.
En France, les semences commercialisables sont listées dans un Catalogue National. Pour entrer dans le catalogue, la variété doit présenter des critères de stabilité génétique et être accompagnée d'une dot conséquente. Il s'agit donc de semences issues de laboratoires (essentiellement Monsanto, Syngenta, Limagrain), la plupart sont des hybrides (non reproductibles) d'obtention récente, certaines des OGM. Un semencier dépose une variété pour 20 ans, puis il peut prolonger de 5 ans en 5 ans, moyennant finances. Le catalogue compte actuellement moins de 500 variétés reproductibles (9.000 aux USA, mais ils ont compris et vont s'inspirer d'une si bonne idée : à quoi sert une variété reproductible pour un semencier ? )
Les semences d'autrefois, celles qui n'ont été récupérées par aucune marque, sont dites du domaine public. Elles n'ont pas de mécènes. Elles ne sont pas au catalogue. Leur mise sur le marché est illégale.
En les proposant à la vente, à l'échange, à l'adoption, Kokopelli s'est mis volontairement hors-la-loi. Son collègue Baumaux lui a intenté un procès, suivi par le Groupement national interprofessionnel des semenciers (GNIS). Kokopelli a perdu.

Toujours dans cette émission, le responsable de Kokopelli estime que l'effort pour conserver des semences dans une montagne de Scandinavie est à travers d'autres organismes, l'oeuvre de semenciers. Ceux-ci ont besoin d'une base de semences variées pour mettre au point les variétés agricoles. Ils assurent ainsi leurs arrières.
lundi 24 mars 2008
Les oreilles m'en sont tombées
«Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des agrocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger».
«Accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable».
C'est le PDG de Nestlé qui le dit...
vendredi 21 mars 2008
Sodexo ou macdo ? Miam !
Yanik se demande comment le cuisinier de sa cantine peut lui offrir des fraises en mars alors qu'il sert du dindonneau-pas-cher tous les jours.
Ca me donne envie de revenir sur la méchante réputation des chaînes de restauration rapide. La plupart étant d'origine américaine, on tire sur elles avec plaisir : à bas la malbouffe ! Nous autres, nous avons la cuisine française. Celle des cuisines centrales par exemple.
Nos repas de midi, ceux de nos enfants sont pris de plus en plus à l'extérieur. Les cantines-maison sont fermées une à une et reprises par les cuisines centrales. Résultat dans les écoles : le prix gagne en fantaisie autant que le repas en monotonie.
Quelle différence y a-t-il à manger au macdo ou à la sodexo ?
Variété dans le nombre d'ingrédients de base : à peine mieux à la cuisine centrale peut-être.
Variétés des recettes : tient surtout à la variété des fonds de sauce en poudre.
Goût des aliments : insipide partout.
Origine des aliments : douteuse partout (culture intensive, transports, pesticides, pratiques sociales douteuses)
Emballages, transports : énormes partout
Prix : meilleur marché à la cuisine centrale pour la même impression de satiété
Plaisir du mangeur : tient beaucoup au fait qu'il a choisi ou non de manger à cette table. On va au macdo plus souvent par choix, et on mange à la sodhexo plus souvent par obligation (particulièrement vrai chez les enfants !)
A mon avis, la sodexo fait plus de tort dans notre pays à la culture du goût que macdo.
Je peux le dire autrement : le leader mondial de la malbouffe est français.
mercredi 19 mars 2008
Film "L'assiette sale"
Hier soir, j'ai vu "L'assiette sale", documentaire de Denys Piningre.
Si ce film passe près de chez vous, je vous conseille d'aller le voir. Vous ne le verrez pas à la télé, il n'est pas recensé chez allociné. Bref, c'est un document confidentiel, confiné par force aux ATAC et assoc du genre.
Le film commence par évoquer la situation de travailleurs saisonniers marocains, en règle avec leur statut, mais employés comme esclaves dans une plantation des Bouches-du-Rhône. Exploités à fond, ils doivent fournir le matériel (sécateurs, escabeau), payer pour squatter un taudis, boire l'eau épaisse d'un puits, respirer les pesticides et effectuer des heures supplémentaires jamais payées.
Un jour, ils ont fait grève...
Le film explique le besoin impératif des exploiteurs en main-d'oeuvre docile pour ses coups de bourre saisonniers, il glisse ensuite sur les besoins en pesticides, l'impasse de l'agriculture intensive.
Il arrive à la responsabilité du consommateur (c'est probablement le passage le plus subversif pour la télé). Ca ne fait pas de mal de la réexpliquer :
Si j'achète des produits dont je sais qu'ils sont douteux (exemple de saison : les fraises)
auprès d'un réseau de distribution dont je sais qu'il vole le producteur en l'obligeant à vendre à perte,
qu'il le pousse à des pratique sociales frauduleuses et éhontées (travail clandestin, travail des enfants...),
à des pratiques dangereuses pour l'environnement et pour moi,
qui conduisent à des dépenses de santé colossales,
et qu'il pousse l'Etat à pallier au prix d'achat trop bas par des subventions avec mes impôts,
et si de plus, je sais qu'il me vole, moi, cliente, en multipliant le prix d'achat par 7,
si donc j'accepte sciemment de faire fonctionner ce système,
que j'y prends part bien que je sois éclairée sur le sujet (j'en entends parler tous les jours)
alors je ne peux pas me dire que je suis un simple gogo.
Je suis obligée de me reconnaître responsable, à l'origine du système.
J'ai ce que je choisis, à moi de choisir une alternative au lieu de fermer les yeux ou de geindre.
A la grande différence des films du même genre, il termine sur un note d'espoir, en évoquant les AMAP. Maigre consolation ? Peut-être, mais il faut savoir que les Japonais sont les inventeurs des AMAP, et qu'ils achètent un tiers de leurs légumes par ce biais.
Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la présence (pas seulement physique, mais complète) du réalisateur. Il sait se détacher de son film comme s'il en avait fait des dizaines d'autres du même style. Il ne polémique pas, il reste "pessimiste par réalisme, optimiste par volonté".






